10 Jan

Le photographe bahreïni à découvrir

Ali Al Shehabi présente le Moyen-Orient au reste du monde

Written By Hussein Hassan

Le photographe bahreïni Ali Al Shehabi, 23 ans, est arrivé à Dubaï à l’âge de deux ans. Il s’intéresse à la photographie depuis l’été 2016, après un accident qui l’a laissé quelque temps dans l’incapacité de bouger.

 

photographe bahreïni ali al shehabi

 

Pendant sa convalescence, Ali s’est immergé dans la photographie en ligne, explorant des heures durant les archives de photographes qui l’inspiraient depuis longtemps, ce qui lui a donné l’idée de continuer la photo en hobby dès qu’il pourrait de nouveau marcher.

 

photographe bahreïni ali al shehabi

 

A l’époque, il n’avait pas les moyens d’acheter un bon (et donc cher) appareil numérique, mais en fouillant dans les affaires de sa mère, il découvrit une paire de caméras qui, miracle, marchaient encore très bien. Ses premiers sujets furent ses amis et la simple vie quotidienne à Dubaï. « Même maintenant, ce sont encore eux que je prends surtout en photo. Il y a toute une alchimie entre nous, qui fait que les prises se font naturellement, et cela se sent dans mes tirages. »

 

 

photographe bahreïni ali al shehabi

 

Aussitôt qu’Ali fut remis sur pied, il partit poursuivre ses études à l’Académie des Arts et du Langage de Tokyo. « J’ai toujours rêvé de vivre au Japon », dit-il, avant d’ajouter que l’esthétique et l’art japonais le fascinent depuis son enfance.

 

photographe bahreïni ali al shehabi

 

Après avoir passé un été à étudier et à prendre des vues de Tokyo, Ali a ramené à Dubaï sa nouvelle vision esthétique japonisante et a recommencé à photographier la jeunesse de la région, dans l’idée, comme il dit, d’un projet destiné à « pousser les jeunes du Moyen-Orient dans les spotlights ».

 

photographe bahreïni ali al shehabi

 

Ce projet s’est aujourd’hui achevé en apothéose par une exposition intitulée Du Moyen-Orient au reste du monde (From The Middle East to the World) qui, selon lui, dépeint « les liens ineffables entre Tokyo et Dubaï qui, toutes deux, sont des villes qui vous prennent aux tripes, et que j’ai capturées à travers leurs néons, ceux des transports en commun, des rues affairées et de la vie de tous les jours. »