D’Amman à Tunis avec l’artiste Ali Almasri

A la rencontre du photographe jordanien qui modernise la calligraphie

bySarah Ben Romdane

Ali Almasri, le photographe jordanien de 30 ans, a commencé à visiter le monde arabe en 2015. Passionné par la variété des identités arabes dans les contextes urbains et culturels, ses photographies où l’architecture s’entremêle à la calligraphie sont une réinterprétation de l’art arabe classique.

 

 

Les textes qui se nouent dans la trame de ses photos reflètent les aspects culturels qui lui semblent spécifiques de chaque ville où il les a prises.

 

MILLE a rattrapé Almasri entre deux voyages et lui a demandé quelle est l’inspiration à la source de son travail, d’où lui vient son amour pour la langue arabe et quels sont ses préférés parmi les endroits qu’il a visités.

 

 

Où avez-vous commencé ce projet dans le monde arabe ? Quel endroit vous inspire et vous émeut le plus ?

Tout a commencé au Caire, de manière très aléatoire. Le Caire m’envahit toujours avec sa diversité et ses nombreuses strates. C’est aussi là que j’ai réussi à trouver des contacts et des opportunités avec l’ensemble du monde arabe.

 

D’où vient votre amour de la langue et de la calligraphie arabes ?

Je suis quelqu’un qui observe les détails. Je suis aussi attiré par l’artisanat sous toutes ses formes. En typographie et en calligraphie, j’ai réussi à trouver un bon équilibre entre les aspects techniques et conceptuels. Et puis, l’identité arabe visuelle m’a toujours intéressé, et donc je trouve que la lettre arabe est le moyen idéal pour exprimer et aborder tous les problèmes liés à l’identité arabe. Je pense que plus que jamais, chaque culture s’efforce de se mettre en avant et de lutter contre la monotonie et la similitude engendrées par la mondialisation. La langue arabe a prospéré visuellement au cours des cinq dernières années et elle continuera à le faire.

 

 

Quelle est votre destination de vacances préférée dans le monde arabe ?

Ces derniers temps, je suis tombé sous le charme fou de la Tunisie, j’essaie d’explorer toutes les destinations fraîches ou de détente en dehors de la capitale.

 

 

Quelle est votre destination culinaire préférée dans le monde arabe ?

C’est un peu difficile de choisir un endroit plutôt qu’un autre, car j’ai laissé un bout de mon cœur un peu partout. Au Koweït, j’ai vraiment aimé la nourriture pop iranienne, et aussi la scène de la cuisine internationale, qui y est si bonne. A Beyrouth, j’aime la nourriture arménienne. Au Caire, ce sont plutôt quelques endroits underground. Au cours des cinq dernières années, la scène gastronomique à Amman est devenue phénoménale. Et en Tunisie, c’est là que l’on trouve les meilleurs fruits de mer.

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