Voici ce qui pousse 7 jeunes Arabes à rompre une relation amoureuse

Ils nous expliquent ce qu’ils veulent vraiment

byAmina Kaabi

Les rencontres amoureuses dans le monde arabe ne se font pas sans obstacles. Pour de nombreux jeunes Arabes, c’est une partie de leur vie souvent gardée secrète, par peur de ce que pourraient penser leurs parents

Les relations amoureuses sont un sujet tabou, et leurs subtilités ne sont que rarement discutées, et se confondent même avec les attentes des parents. Nous avons tous entendu des histoires de parents qui se sont opposés à une relation naissante, parce qu’une personne n’était pas assez riche, assez intelligente ou assez belle (reste à savoir ce que cela signifie).

On se demande alors, quels sont les aspects qui poussent les jeunes hommes arabes à rompre une relation? Nous avons discuté avec sept jeunes Arabes pour avoir un aperçu de leurs principales raisons :

Karim, palestinien, 23 ans
« Je ne suis pas prêt à avoir un partenaire qui frime devant moi ou d’autres personnes qu’il considère comme plus faibles que lui.”

Bilel, libyen, 27 ans
“Je suis déjà sorti avec une strip-teaseuse. Mais j’ai dû arrêter de la voir. J’essayais de prier et son style de vie était loin d’être religieux. C’était amusant, mais pas en accord avec la personne que je voulais être.”

Ali, jordanien, 26 ans
“Je n’aimerais pas être avec une personne pessimiste à l’égard de la vie, des gens, de la famille et de tout le monde en général. Je ne voudrais pas être avec quelqu’un de cynique dans sa façon de vivre, j’espère plutôt être avec une personne qui partage mon amour de la vie, et je crois que cela se répercutera sur sa façon de se comporter avec les autres (moi y compris), et de gérer tous les problèmes qui surgissent dans la vie.”

Hamza, algérien, 21 ans
“Je ne sortirais pas avec quelqu’un qui met sa propre photo en fond d’écran de son téléphone.”

Ahmed, saoudien, 25
“Je n’aimerais pas être avec quelqu’un qui oublie ou néglige son héritage,ou le considère comme une obstacle ou quelque chose de négatif dans sa vie. Ce que je veux dire par là, c’est quelqu’un qui éprouve de la rancune pour son passé. Qu’il s’agisse de sa langue, de son dialecte, de sa tradition. Ce n’est pas grave de choisir de ne pas y participer, mais la rancune est une ligne à ne pas franchir. Mais la situation est différente lorsque le rapport d’une personne à son héritage a eu un effet négatif sur elle en termes de développement et de droits. Ce n’est pas la même chose. Mais je dis tout cela parce que je remarque souvent que différents Arabes de différents pays arabes, presque toujours la riche bourgeoisie, éprouvent une sorte de rancune envers leur héritage et le considèrent comme de seconde classe.”

Amine, tunisien, 21 ans
“Pour moi, le principal obstacle dans une relation est le fait de ne pas être prêt. Il faut être bien dans sa peau, avoir confiance en soi, afin de pouvoir vraiment partager quelque chose avec l’autre et ne pas se contenter de lui combler un vide affectif. L’infidélité est également une chose que je déteste et que je ne tolérerais pas. Je ne pourrais pas sortir avec quelqu’un d’égocentrique ou d’étroit d’esprit. Je ne pense pas qu’il soit possible de construire une relation avec quelqu’un qui ne s’intéresse pas à ce que vous avez à dire ou qui ne sera pas capable de se mettre à votre place et de voir où vous voulez en venir avant de se faire une opinion.”

Ahmed, égyptien, 28 ans
“Je ne sortirais pas avec une femme si elle rencontre un problème avec ma religion. C’est un problème si elle ne me laisse pas élever mes enfants en tant que musulman. Ou si elle est méchante avec les gens en général, parce qu’on pourrait alors penser qu’elle fait semblant d’être gentille avec moi.”

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