Arabs For Black Lives : le collectif qui réclame un changement

"Nous devons travailler collectivement pour éradiquer le racisme anti-noirs"

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“Nous avons la responsabilité de faire face à nos familles, à nos voisinages et aux lieux de cultes lorsqu’ils perpétuent un comportement anti-noirs, ” peut-on lire dans un communiqué du nouveau collectif Arabs For Black Lives.

Parmi les signataires de ce premier communiqué on retrouve le membre du congrès américain Rashia Tlaib, Ramy Youssef, Mo Amer, le journaliste Ahmed Shihab nominé aux Emmy Awards, les rappeurs Narcy et Omar Offendum, l’acteur et réalisateur saoudien Hisham Fageeh, la conservatrice de musée Raneen Bukhari, ainsi que le mouvement Palestinian Youth Movement. 

Ce collectif qui réclame un changement a été fondé par Rasha Mubarak, présidente de Unbought Power, le Dr Maytha Alhassen, fondatrice de Sawaha et Believers Bailout, Linda Sarsour, Ahmad Abuznaid, cofondateur de Dream Defenders et la réalisatrice Assia Bouaui. Leur premier communiqué, qui commence par de longues condoléances à la famille de George Floyd et à tous ceux qui ont souffert des violences policières, appelle à une analyse plus profonde du comportement anti-noirs de la société arabe. 

“Nous devons avoir ces discussions essentielles avec nos familles et nos proches sur ce que nous pouvons faire pour être activement antiracistes” peut-on lire dans le communiqué. 

Étant donné que les épiceries appartenant à des Arabes sont très souvent situées dans des quartiers à prédominance noire aux États-Unis, et qu’ils en tirent profit, le collectif encourage les communautés arabo-américaines à être activement antiracistes.

La décision de publier ce communiqué est arrivée plusieurs jours après que la grande militante palestino-américaine Linda Sarsour ait publié un communiqué afin de clarifier la désinformation sur le propriétaire palestinien du magasin, où l’intervention de la police a entraîné le meurtre de George Floyd.  

Dans une tentative d’innocenter le propriétaire du magasin, Sarsour a précisé que le propriétaire n’était pas présent, et qu’une jeune afro-américaine avait appelé la police. En conséquence, la militante basée à New York a été accusée de ne pas ouvrir le débat sur le racisme dans les communautés arabes (ce qui a d’abord été critiqué entre autres par des activistes noirs, puis rectifié par Sarsour peu de temps après).

“Ma publication n’était en aucun cas une occasion pour les musulmans non-noirs, en particulier les Arabes, d’utiliser mes mots comme une arme pour supprimer les conversations sur le racisme anti-noirs dans nos communautés. Ce racisme existe. Ce n’était peut-être pas le propriétaire de ce magasin cette fois-ci, mais ça a déjà été le cas, et cela peut se reproduire à l’avenir. Le racisme anti-noirs EXISTE et nous devons l’admettre, ” a écrit Sarsour dans un deuxième communiqué.

Sarsour a ensuite rejoint le comité qui soutient Arabs for Black Lives. Elle s’engage et encourage les communautés arabes du monde entier à être activement antiracistes.

Pour être un signataire, cliquez ici.  

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