7 films de cinéastes noirs arabes que vous devez regarder

Soutenons l’art noir arabe

by

Malgré le développement de l’industrie cinématographique dans notre région, les cinéastes noirs arabes ont rarement obtenu la visibilité qu’ils méritent. Le monde arabe est en proie au racisme et à des manifestations flagrantes de discrimination anti-Noirs, notamment à la télévision et au cinéma.

Du Soudan et de Djibouti à la Mauritanie, les cinéastes noirs arabes racontent leurs histoires, et il n’y a jamais eu de meilleur moment pour amplifier leur voix. Pour cette raison, nous avons choisi quelques-uns de nos films préférés à regarder et à soutenir. 

Tu mourras à 20 ans —Amjad Abu Alala

Compte tenu de la prévalence du racisme et de la discrimination anti-Noirs dans l’industrie du film du monde arabe, la victoire de Tu mourras à 20 ans au Festival du Film dEl Gouna  et au Festival du Film à Carthage est notable. Mais avant tout, elle est bien méritée. Ce film soudanais acclamé par la critique raconte avec brio l’histoire de Muzamil, un jeune garçon dont la mort a été prédite à l’âge de 20 ans par le saint homme de son village, ce qui amène son père à abandonner la famille.

Dhalinyaro – Lula Ali Ismail

Étant donné la scène cinématographique pratiquement inexistante de Dijbouti, Dhalinyaro de Lula Ali Ismail est un joyau rare. La cinéaste s’est rendue à Djibouti City pour la toile de fond du film, et raconte l’histoire de trois jeunes adolescentes.

Akasha – Hajooj Kuka

AkashaÉcrit et réalisé par le cinéaste soudanais Hajooj Kuka (qui est également à l’origine du documentaire primé Beats of the Antonov), Akasha est une comédie dramatique qui raconte l’histoire d’Adnan, un soldat révolutionnaire qui déclare son amour pour son AK-47, mais dont la petite amie devient jalouse de la relation de l’homme avec son arme.

Soleil O – Med Hondo

Le cinéaste mauritanien Med Hondo, qui a émigré de son pays natal vers la France, a fait la une lors de la sortie de son premier film Soleil O en 1973. Le film, qui a été tourné pendant quatre ans, suit la vie d’un immigrant noir à Paris, et raconte son histoire alors qu’il essaie de trouver du travail dans la ville. Il se retrouve confronté au racisme radical. 

One Week Two Days – Marwa Zein

Sorti en 2016, ce film écrit et réalisé par Marwa Zein propose un regard approfondi sur la relation d’un couple et ses réflexions autour du concept de parentalité.

En attendant le bonheur – Abderrahmane Sissako

Réalisé par le cinéaste mauritanien Abderrahmane Sissako, En attendant le bonheur suit l’histoire d’Abdullah (un Mauritanien de 17 ans qui vit en Europe) lors d’une visite dans sa ville natale Nouadhibou. Au cours de sa visite, il est confronté à son détachement de sa ville natale mauritanienne.  

Talking About Trees – Suhaib Gasmelbari

Talking About TreesRéalisé par Suhaib Gasmelbari, Talking About Trees a reçu de nombreux prix lors de sa sortie, notamment le prix du meilleur documentaire au Festival international du film de Berlin, et le Golden Star Award au Festival du film d’El Gouna. Le film raconte l’histoire d’un collectif appelé le « Sudanese Film Club », composé de quatre cinéastes âgés ayant pour mission de faire revivre un vieux cinéma délabré.

Nyerkuk – Mohamed Kordofani

NyerkukLe film  Nyerkuk sorti en 2016 est centré sur l’histoire d’un jeune garçon nommé Adam. Après la mort de son père lors d’une attaque aérienne, le jeune garçon s’engage involontairement dans la criminalité. 

Partagez cet article