Ce photographe veut donner une conscience politique à la mode

Le photographe tunisien Moez Achour nous parle de sa nouvelle série

byMILLE team

Le photographe de mode tunisien Moez Achour, âgé de 31 ans et basé à Dubaï, a commencé sa carrière il y a sept ans, prenant des photos de streetstyles pour Style.com/Arabia. «La photographie a été mon billet d’entrer dans l’industrie de la mode parce que je me suis toujours été un passionné de mode avant tout», dit-il.

 

Mais Achour a fini par se lasser de fonder son travail uniquement sur la mode. C’est ainsi qu’il a décidé de produire sa dernière série de photographies intitulée The Real Issue. Une série d’images mettant en lumière de graves problèmes mondiaux liés au contrôle des armes à feu, à la pollution, à la sécurité, à l’eau ainsi qu’à la crise des réfugiés.

 

 

« Qu’est-ce que la photographie de mode peut faire qu’un documentaire ne fera pas ? », a longtemps pensé Achour avant de photographier cette série. «Atteindre un public plus large», était la réponse. « Les gens sont plus enclins à aimer une image de mode qu’une image de reportage », a-t-il déclaré avant d’ajouter, « j’ai la responsabilité d’utiliser ce pouvoir pour sensibiliser et contribuer, à ma manière, à faire une différence dans ce monde ».

 

Depuis qu’il est père, le photographe de street-style a radicalement changé ses priorités et pris le temps de se plonger dans des questions politiques plus vastes. «J’entends toujours parler des dernières vestes à la mode que nous devons absolument acheter, mais en réalité, une veste pare-balles est le seul vêtement dont nous ayons réellement besoin», explique Achour, soulignant que la sécurité est un problème qui nous concerne tous, où que nous vivions. « Que vous soyez à New York, Paris ou Beyrouth, nous sommes tous dans le même bateau maintenant, mais pour une raison quelconque, nous tenons toujours ces choses pour acquises », poursuit-il.

 

 

 

Avec sa nouvelle série provocante, Achour veut que « les gens se sentent connectés au monde », dit-il. Le message n’aurait pas pu être plus clair.

 

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