La beauté mystique du Caire en noir et blanc

À travers les yeux d'une jeune photographe bahreïnie

bySarah Ben Romdane

La photographe bahreïni Mashael Alsaie s’est rendue au Caire lors des vacances de l’Aïd plus tôt cette année et a tourné sa dernière série de photos dans la capitale égyptienne. Finis les tons dorés en Technicolor souvent présents dans les représentations de la capitale historique ; entièrement photographiée en noir et blanc, cette série révèle une facette urbaine et mystique du Caire. « La ville a une énergie incomparable », dit la photographe âgée de 23 ans.

 

 

 

 

 

Alsaie s’est emparé de son premier appareil photo en 2016 lors d’un voyage à Amman, « je ne l’ai plus jamais quitté depuis », dit-elle avant de souligner qu’elle considère son travail photographique comme une série “d’essais visuels » explorant des sujets comme l’identité personnelle et la féminité.

 

 

Vaincue par l’excitation de visiter le Caire pour la première fois, elle a voulu immortaliser la riche histoire de la capitale, son dynamisme incomparable et son ambiance céleste dans cette dernière série.

 

 

 

 

 

Lors de sa visite dans la capitale égyptienne, Alsaie a eu la chance de visiter la ville pendant la Coupe du monde, une occasion mémorable où tout le Caire s’est rassemblé pour soutenir son équipe nationale et surtout sa superstar locale Mohamed Salah. « L’excitation était enivrante », se souvient-elle avec enthousiasme.

 

 

 

 

 

 

« Un jour, nous sommes allés à la Townhouse Gallery, mais elle devait être fermée », dit-elle avant d’ajouter, « On a eu de la chance, trois collectionneurs d’art avaient visité l’espace cet après-midi là, toutes les œuvres de la galerie étaient posées sur le sol de ce bel entrepôt. Nous avons fini par discuter avec un des collectionneurs, vivant entre Beyrouth et le Nigeria, qui nous a parlé de son amour pour le Caire « . D’innombrables personnes qui ont visité le Caire ont parlé d’une énergie indescriptible qui semble imprégner toute la ville – les photos d’Alsaie parviennent avec subtilité à capturer cette même dichotomie entre la mélancolie et l’énergie incessante qui fait du Caire ce qu’il est aujourd’hui.

 

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