Les réalisateurs arabes à suivre au festival de Cannes

L’inclusivité, telle est la clé cette année

bySarah Ben Romdane

Le Festival de Cannes, qui cette année se déroulera du 8 au 19 mai, est l’un des festivals les plus prestigieux dans le monde du cinéma. Mais encore en 2018, le sujet de l’inclusivité y reste brûlant, car on y observe depuis longtemps un manque flagrant de représentation des réalisateurs de couleur.

 

En dépit de cela, les Arabes entretiennent avec la Croisette une histoire étonnamment longue et ce, dès la première édition en 1946, lorsque l’acteur et réalisateur égyptien Youssef Wehbi faisait partie du jury officiel, et que le film Dunia de Mohammed Karim y était projeté.

 

Cette année, le cinéma égyptien sera de nouveau représenté avec la nomination de l’écrivain et réalisateur égypto-autrichien Abu Bakr Shawky, pour la sélection officielle de son film Yomeddine.

 

La réalisatrice et militante libanaise Nadine Labaki revient à Cannes avec Cafarnaum, un film sur les droits des enfants réfugiés. Labaki a écrit son premier long-métrage Caramel lors d’une résidence organisée par le Festival. C’est ainsi que sa comédie sociale aux accents féministes avait été projetée pour la première fois en 2007 à Cannes, faisant d’elle la réalisatrice libanaise la plus influente de sa génération.

 

Sofia, le premier long-métrage de la franco-marocaine Meryem Ben M’Barek , sera projeté dans la section “Un Certain Regard”, avec My Favorite Cloth de la réalitrice syrienne Gaya Jiji.

 

Le réalisateur tunisien Mohamed Ben Attia présentera son film attendu par la critique, Weldi, deux ans après la sortie de son premier film Hedi, récompensé à la Berlinale.

 

Alors que l’Arabie saoudite a ouvert ses premiers complexes cinématographiques dans le pays il y a peu, le Royaume sera également présent à Cannes cette année avec neuf courts métrages de cinéastes saoudiens dans la catégorie “Courts-métrages” du Festival.

 

Pendant que vous attendez les résultats de cette année, MILLE vous rappelle cinq films arabes qui ont brillé à Cannes au fil des années.

 

 

Out of Life (Hors la vie), du libanais Maroun Baghdadi, Prix du Jury (1991)

 

Omar, du palestinien Hay Abu-Assad, Prix du Jury (2013)

 

Blue is the Warmest Color (La vie d’Adèle), par le tunisien Abdellatif Kechiche, Palme d’Or (2013)

 

Wave ’98, du libanais Ely Dagher, Palme d’Or (2015)

 

Divines, de la marocaine Houda Benyamina, Caméra d’Or (2016)

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