L’artiste palestino-jordanien qui crée un monde parallèle

Regard sur les folles animations de Shady El Hady

byAmina Kaabi

A l’aube de l’occupation Israélienne, le père de Shady El Hady a réussi à se frayer un chemin vers le golf pour s’installer au Koweït où le jeune Shady et son frère Basil sont nés. En grandissant, ils ont vu Koweït City se développer et ont grandi dans les rues urbanisées grâce à l’économie du pétrole.

 

Pour des raisons qui leurs sont encore obscures, les frères El Hady ses sont tous deux tournés vers des carrières artistiques. Basil (Alias Karrouhat) est devenu musicien, tandis que Shady partait à la conquête du design graphique et de l’animation.

 

A 18 ans, Shady a déménagé en Jordanie où il a étudié le design. “C’est là que j’ai réalisé j’avais une passion pour le langage visuel” dit-il. “Je suis tombé amoureux de sa force de ce langage qui sert de moyen d’expression, et de son abilité à transmettre l’information de façon si éloquente.”

 

Après avoir passé 6 ans dans les pays du levant, Shady est retourné dans son pays adopté, le Koweït. À 31 ans, il investit toute son énergie dans son art en créant des animations qui reflètent sa pluralité identitaire et culturelle. En regardant l’une de ses œuvres, on ne manque pas de se demander ce qui peut bien lui passer par la tête.

 

Messenger Bubble Maker

A post shared by Shady Al Hady / شـادي الحـادي (@shadyalhady) on

 

Pour mieux comprendre le fil de ses pensées nous l’avons rencontré et avons avons parlé avec lui de ce qui l’inspire, de son processus créatif et de la façon avec laquelle il redéfinit les limites de son art.

 

D’où vous viennent vos inspirations?

 

Mon parcours avec l’animation a commencé après avoir étudié le développement de l’œil et des sens, et leur mise en œuvre commune dans la création d’un produit visuel. La plupart du temps, lorsque je fait un poster, j’imagine les différents élément qui s’agitent autour, en constant mouvement, ou lorsque je travaille sur un logo, je pense au phases du développement végétal, sans cesse croissant.

 

وسائل النقل

A post shared by Shady Al Hady / شـادي الحـادي (@shadyalhady) on

 

Vos œuvres semblent avoir pour fil conducteur d’explorer les divers aspects de la culture. Pourquoi cela?

 

Il n’y aucun doute que l’océan, la région et la nature ont une influence cruciale sur nos moyens d’expressions, en termes de couleurs, de formes, de vocabulaire, de sens et de sentiments qui sont associés à chacun d’entre eux. .

 

Mais il me semble que j’ai toujours cru en la conservation des cultures passées en les liant aux cultures présentes, et mon travail est par essence le mouvement évolutif des deux en concert, ainsi qu’une présentation visuelle d’une compréhension profonde de la relation entre le passé et le présent et de la manière dont ils fonctionnent ensemble.

 

Quels sont les obstacles qui existent lorsqu’on est un artiste dans le Moyen-Orient ?

 

L’un des défis majeurs pour les artistes dans le Moyen-Orient c’est le temps qu’il faut aux public pour accepter quelque chose de neuf, et leur réticence à s’exposer à la nouveauté, on dirait presque une peur de l’inconnu.

 

Pour vous, qu’est qu’un artiste ?

 

Être artiste veut dire être avoir une degré de conscience élevé et être conscient du rôle actif que l’on joue dans la construction des relation entre les idées, les peuples, et les générations.

 

صقر يطير

A post shared by Shady Al Hady / شـادي الحـادي (@shadyalhady) on

 

Qu’est ce qu’on peut attendre de vous à l’avenir? De nouveaux projets ?

 

J’ai appris tout seul à créer des animations. Et j’utilise le stop-motion, ce qui fait que mon style n’est plus très actuel. Je suis en train de chercher une école pour acquérir une connaissance plus académique de l’art et me sentir prêt à être exposé.

 

instagram.com/shadyalhady

Partagez cet article