6 joyaux archéologiques méconnus du monde arabe

Ce n'est pas juste Petra et les pyramides...

byAmina Kaabi

La plupart d’entre nous ont entendu parler ou ont visité les sites archéologiques les plus connus du monde arabe : pensons à Petra ou aux pyramides égyptiennes, qui ont même servi de toile de fond à des films à gros budgets.

 

Mais on trouve également dans la région pas mal d’autres sites archéologiques et géologiques vraiment impressionnants. La plupart d’entre eux, bien qu’ils aient traversé diverses civilisations, depuis les Nabatéens aux Romains, en passant par les Berbères, restent parmi les mieux conservés au monde.

 

Ce sont des endroits moins connus de notre région, mais ils valent la peine d’être visités – inscrivez-les dans votre liste de choses à faire tant que vous le pouvez…

 

 

Bimah Sinkhole – Oman

 

 

Bien qu’il ne s’agisse pas d’un ancien site archéologique, Bimmah Sinkhole est incontournable. Situé à une heure de route à peine de la capitale omanaise, et sur la route du célèbre Wadi Shab, ce gouffre de 40 mètres de large et de 20 mètres de profondeur est peut-être l’un des plus beaux au monde. La légende raconte qu’il a été créé par une météorite, et c’est de là qu’il tire son nom en arabe, “Hawaiyat Najm”, qui peut se traduire par “L’étoile tombée”.

 

Le Temple de Bacchus (Heliopolis) – Liban

 

 

Situé dans la ville moderne de Baalbek, au Liban, le temple de Bacchus est l’un des sites les plus connus connus du monde arabe, et fait partie du patrimoine de l’humanité. On pense que ce temple, qui comprend 8 colonnes en largeur et 15 en profondeur, était voué au dieu romain du vin Bacchus, en raison des raisins et des vignes qui ornent son entrée principale. Cette construction romaine est aussi l’un des temples antiques les mieux conservés du monde, mieux encore que le Parthénon d’Athènes.

 

Dougga – Tunisie

 

 

Également connue pour avoir résisté à l’épreuve du temps, la ville romano-berbère est le joyau de Dougga, une petite localité située au nord de la Tunisie, en pleine campagne, à environ 5 kilomètres de la ville de Teboursouk. Grâce à sa situation isolée, le site, avec son mausolée, son théâtre ouvert sur la campagne verdoyante et ses autres temples anciens, est resté bien préservé.

 

Ksar Aït Ben Haddou – Maroc

 

 

Situé entre le Sahara et Marrakech, dans la province d’Ouzarzate, Aït BenHaddou est l’un des trésors les plus méconnus du Maroc. Le site archéologique est un ancien ksar, c’est-à-dire ce que l’on entend ailleurs par un ‘château’. Le ksar, c’est avant tout un ensemble de bâtiments entourés des traditionnels murs hauts et larges en argile. Principalement connu pour son architecture, ce bâtiment témoigne des méthodes de construction dans le Maroc du Sud pré-saharien.

 

Al-`Ula –  Arabie Saoudite

 

 

Connu pour ses montagnes sculptées, le site archéologique d’Al -Ula est l’un des plus grands d’Arabie Saoudite et peut-être même l’un des plus grands au monde, dans la mesure où les fouilles n’y sont pas achevées. Le site remonte au premier siècle avant JC : c’est là que se dressait la deuxième ville commerciale du royaume nabatéen en termes d’importance, juste après Pétra.

 

Ruines de Timgad– Algérie

 

 

Jadis colonie militaire romaine, Timgad, selon l’UNESCO, “illustre l’urbanisme romain à son apogée”. La ville a été construite par l’empereur Trajan au 2ème siècle après JC pour y loger son armée. Sa caractéristique la plus impressionnante est le quadrillage de l’espace sur lequel elle se déploie, et qui est tout à fait semblable au type d’urbanisme que nous réservons encore à la plupart de nos grandes villes, dans le monde entier. Les Berbères ont détruit la ville au 7ème siècle, mais ses ruines sont toujours dans un bon état de conservation, et l’on peut y voir de nombreuses salles de bains, une bibliothèque ainsi qu’un théâtre en plein air.

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