63% des Libanais veulent quitter le pays

Avec la crise persistante, ils cherchent à s’échapper

by

Si vous suivez l’actualité de la région depuis 2019, vous savez que la situation atroce du Liban n’a vraiment pas besoin parle pour elle même. Une crise humanitaire affligeante se déroule dans le pays du Cèdre et elle s’est propagée à travers les classes sociales du pays, donnant envie à beaucoup d’émigrer et de partir pour de bon.

Selon la société mondiale d’analyse et de conseil Gallup, l’institut a révélé dans un récent rapport que 63% des ressortissants libanais souhaiteraient quitter le pays définitivement s’ils en avaient l’opportunité. Et nous ne pouvons pas les blâmer. Avec environ 85 % de la population qui a du mal à joindre les deux bouts et 74 % qui vivent un stress quotidien, de la colère et de la tristesse, il devient de plus en plus clair que la vie est loin d’être facile dans le pays qui était autrefois connu comme la Suisse du Moyen-Orient.

Incapable de fournir à ses citoyens la satisatction juste et adéquate de leurs besoins, le gouvernement libanais est dans leur colimateur depuis un certain temps déjà et vu les chiffres, on comprend pourquoi. Le même rapport affirme que les statistiques liées à la pauvreté ont presque doublé depuis 2019. La monnaie locale, la livre libanaise, a perdu environ 90% de sa valeur globale et a rendu terriblement difficile pour la plupart des citoyens de se débrouiller avec leur salaire et d’avoir les moyens de payer les nécessités de base telles que la nourriture ou le loyer. Sans parler des pénuries persistantes de carburant et d’électricité qui ont fait monter en flèche les prix au cours des derniers mois.

Le sentiment général peut, malheureusement, être repris par la plupart des pays du monde arabe. Déjà en 2019, une étude menée par BBC Arabic indiquait que plus de la moitié des jeunes de la région voulaient fuir leur pays d’origine. 70% des jeunes ressortissants marocains ont déclaré envisager un déménagement à vie, des chiffres similaires étant également transmis par les pays voisins.

Alors que la situation dans la région continue sans s’améliorer, une véritable impulsion de changement est plus que nécessaire avant d’atteindre un point de non-retour qui serait des plus regrettables.

Partagez cet article